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BARINQUE
OK
Carte d'identité
Nom du Maire : 
M BURON Bernard
Bourg
64160 BARINQUE
Tél : 05 59 68 91 16
Fax : 05 59 68 95 31
 
Pop. totale de 608 hab.
(recensement 2012)
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Novembre 2017
HISTOIRE

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                       DU MOYEN-AGE A LA REVOLUTION

Dès le moyen-âge, Barinque fit partie de la Baronnie de Navailles. Elle en dépendit pendant plus de 300 ans. Le premier baron connu, Guilléu Arnaud, au XIIe siècle était en même temps seigneur de Barinque.
Ses descendants s’y maintinrent jusqu’en 1535 où la seigneurie passa, par mariage, dans la famille de Castaing. Les de Navailles tenaient le premier rang dans la Vicomté de Béarn. Ils se rendirent illustres dans les guerres où plusieurs d’entre eux furent tués. Ils eurent la confiance des Vicomtes de Béarn qui leur confèrent des charges très honorables dans l’administration et la défense du territoire. Ils étaient Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jacques de l’Épée rouge et ils furent Commandeurs de la commanderie et Hôpital de Bessault, dans les Landes.
Les de Navailles observaient la règle de Saint-Augustin et faisaient les vœux de pauvreté, obéissance et chasteté conjugale. Ils y ajoutèrent le vœu de défendre et soutenir l’Immaculée Conception de Notre Dame.
La baronnie de Navailles comprenait plusieurs paroisses qui avaient leurs seigneurs particuliers.
Par suite de son mariage avec une fille du Baron de Navailles, Paul, Baron d’Andoins devint baron de Navailles et seigneur de Barinque.
Il y avait, alors, dans la paroisse de Barinque un autre seigneur : François Navarro, seigneur de Gayon. A eux deux, ils possédaient de grandes étendues de landes et de forêts.
En 1542 ils en donnèrent à la Commune 117 arpents moyennant certaines redevances annuelles. Dès ce moment, la Commune s’administra toute seule, sous la tutelle du seigneur qui nommait trois « jurats » et un garde.
L’Église était administrée par un Abbé dont la charge était héréditaire dans la même famille. Celle qui a possédé ce titre pendant des siècles est la maison de Bilhère. Elle possédait une portion de dîme, avait le droit de présenter à l’évêque le prêtre qu’elle souhaitait, possédait un banc spécial à Église et exigeait certains honneurs.
Jusqu’à la moitié du XVIe siècle, la vie à Barinque fut calme et ne connut pas de grandes difficultés.




La paroisse avait pour patron Saint-Barthélemy dont on célébrait la fête le 24 août.
A quelques centaines de mètres de Église, se tenait une fontaine qu’on prétendait miraculeuse et susceptible de guérir tous les maux. On l’appelait « la houn de salut » (la fontaine du salut) . Elle alimentait, autrefois, un établissement thermal dont le seul vestige resta longtemps une guérite qui marquait l’entrée. L’eau minérale de Barinque est signalée par Picamilh dans un paragraphe consacré aux sources minérales non classées dans le département des Basses-Pyrénées.
Quoi qu’il en soit, cette fontaine que l’on appelait aussi fontaine Saint-Jean était tenue en grande vénération et, le 24 juin, les gens des villages voisins se joignaient à ceux de Barinque pour une procession de Église à la fontaine et ils comptaient sur les vertus de son eau pour soigner les yeux et les plaies variqueuses. Ils jetaient comme obole quelques pièces de monnaie que les enfants du village s’empressaient de récupérer. Cependant, certains esprits cartésiens, doutaient de son efficacité réelle et ils disaient : « A Barincou, la houn de salut, coan plaou qu’a bertut » (A barinque, la fontaine de salut, quand il pleut, elle a des vertus).

LA REFORME

A la fin du XVIe siècle, les événements suscités par l’apparition du protestantisme, portèrent un grand trouble dans le pays. Jeanne d’Albret voulut imposer sa nouvelle doctrine dans tout le Béarn. Les catholiques se révoltèrent et prirent les armes. Les seigneurs de Gerderest et de Navailles levèrent une armée catholique dans le Vic-Bilh et se portèrent sur Pau. Lembeye fut assiégée et, après une certaine résistance encouragée par le Pasteur, fut prise et couverte de ruines. L’armée se présenta devant Morlaàs en 1569. La garnison de la place étant placée sous l’autorité du seigneur de Navailles la ville n’eut pas à souffrir de son passage. Cette armée alla assiéger les protestants à Navarrenx, fut contrainte de quitter le siège et se réfugia à Orthez où elle fut poursuivie et battue par les protestants.
Maîtresse du Pays, Jeanne d’Albret supprima le catéchisme, força les prêtres à apostasier ou à quitter le Béarn sous peine de mort et confisqua tous les biens ecclésiastiques. La vengeance de la Reine s’exerça, aussi, sur ceux qui avaient porté les armes contre elle. Leurs biens furent saisis.
Barinque avait fourni un bon contingent de volontaires parmi lesquels les deux frères de Bilhère, Bernard et Pierre Labarthe, Pierre Séré, Antony, Bayle, Pécastaing, Bernard Bilges, Pierre Teulé, Pierre de Vieuzac, Fortuné de Larqué. Le Curé de Barinque, Tristan de Navailles, dut quitter le pays.
Jeanne d’Albret nomma une commission composée de Estandau, Paradge et Sain-Laurent et présidée par le seigneur de Loos pour faire l’inventaire des biens saisis.
Cette commission était à Barinque le 23 février 1569 pour enquêter. Le 26 février, à Morlaàs, elle afferma les biens de la Cure et de la « fabrique » de Barinque et de Souye, son annexe. Le 26 mai, à Sansons elle afferma les fruits (vignes, près et moulins) des terres de la maison abbatiale de Bilhère. Le 31 mai, à Barinque, sous le chêne « judicial » de la place publique, on vendait les meubles de Bilhère : chaises, buffets, tonneaux, bluttoir, coffre, tables, lits etc. La commision se rendit ensuite chez Pierre de Vieuzac où elle ne trouva rien et chez Larqué qui, étant devenu gendre dans la maison, ne possédait rien en propre. Le 22 novembre la commission, intraitable, alla chercher le bétail du seigneur de Bilhère pour le vendre à Morlaàs. A son arrivée, le troupeau avait disparu. Des habitants du quartier des « Barthes » l’avaient enlevé dans la nuit précédente et conduit hors du Béarn, en Bigorre.
Ces mesures de rigueur menaçaient de priver le Béarn d’une partie importante de sa population. Jeanne d’Albret le comprit et, en 1572, elle envoya des lettres d’amnistie pour tous ses sujets rebelles, à l’exception des ecclésiastiques.
En 1585, Barinque échut à Barbe de Navailles qui épousa Jean de Castaing. Le fils de Barbe et Jean de Castaing n’eut qu’une fille qui, en 1592, épousa Jean de Terride Lomagne dont les successeurs restèrent seigneurs de Barinque jusqu’à la Révolution.
Pendant cinquante ans, il ne se fit pas un seul service public de religion catholique. En 1620, après bien des oppositions de la part des protestants, le Roi Louis XIII vint à Pau, réunit le Béarn à la France et rétablit la religion catholique dans l’état où elle se trouvait avant la persécution de sa grand-mère Jeanne d’Albret.
A Barinque, comme dans tout le Béarn, la vie religieuse reprit son cours normal. Déjà, en 1609, un curé nommé Chabrat y exerçait avant la restauration officielle du culte catholique. Celle-ci se fit sans grande difficulté. Le 21 novembre 1620, l’Evêque de Lescar était à Morlaàs avec deux commissaires pour reprendre possession des biens de l’Eglise de la région. Il avait convoqué les trois « jurats » de Barinque : Jean de Labanesse, Guillaume Peyrolas et Jean Loudet. Devant eux, il prit possession des biens de Barinque, sans opposition de leur part.
IL fallut réparer les dégats occasionnés par cinquante ans d’abandon et de pillages. On reconstruisit l’Eglise dédiée à Saint-Barthélémy telle qu’elle apparaît aujourd’hui dans sa nef centrale.
Un beau rétable en bois fut sculpté et doré sous l’impulsion de la maison de Bilhère et des divers curés qui s’y sont succédés : Chabrat, Higuères, Laborde, Lacrampe, Belsunce et Betbeder.
Pendant ce temps, le pays fut victime de plusieurs calamités. Ce fut d’abord la famine. En 1709, les récoltes furent déficitaires et la disette fut grande dans tout le Béarn. Les états achetèrent du blé et le distribuèrent gratuitement aux nécessiteux. A Barinque on secourut 24 familles sur 80 !
En 1775, la peste bovine ravagea tout le pays et le cheptel disparut en totalité. Les travaux des champs ne purent être faits entraînant une nouvelle famine. L’évêque de Lescar organisa une caisse de secours et fit appel à la charité publique. Les Etats du Béarn firent venir du bétail de l’étranger et le distribuèrent aux plus sinistrés.
Pendant ce temps, la Révolution chassait les prêtres fidèles à l’Eglise. Betbeder, le curé de Barinque, ayant refusé le serment schismatique, dut s’exiler en Espagne et ne revint qu’en 1800 pour se retirer à Higuères. Pendant son absence, le service schismatique fut fait par Cazabielle, Lagarde et le Dominicain Dauga. Le nouveau curé en 1803, fut l’Abbé Lussagnet ; l’église Saint-Barthélémy s’était enrichie des deux nefs latérales ajoutées à partir de 1779.

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